La seule lagune que l’on connait à Abidjan est la « Lagune Ebrié ». Pourtant, à Cocody-centre, un petit court d’eau fait parler de lui. A une intersection dans la rue « Jean Mermoz », une marre d’eau s’est installée. Tellement importante par sa taille qu’elle a été surnommée « la petite lagune ébrié ». Une marre d’eau qui par ces temps de pluies se transforme en un véritable ‘’fleuve ‘’ et qui envahi les voies.
Si cette flaque est apparue, c’est bien parce que les caniveaux qui doivent servir à l’évacuation sont bouchés. Et les dangers d’une telle situation sont nombreux surtout que le cœur de la marre est à un virage. Et même après la pluie, quand vient le beau temps l’eau ne disparait pas.
Et quand les jours passent, elle change de couleurs. Passant au vert et dégageant une odeur nauséabonde.
Le pire, c’est que la route est donc rétrécie et les véhicules sont contraints à faire des manœuvres qui s’avèrent dangereuses pour les automobilistes qui viennent dans l’autre sens. Sur cette route, bus, taxis communaux, véhicules personnels et piétons se disputent les passages.
Trois accidents de circulation graves se sont produits à cette place en 2009. Cette année 2010 est déjà marquée par deux accidents de véhicules.
Certains des riverains qui traversent chaque jour cette « rivière » sont un peu fatigués que cette situation qui perdure. «Ce qui m’indigne c’est que cette situation stagne sans que cela n’émeut quelqu’un », affirme dépité Serge Ourga. Ce habitant du quartier avoue changer d’itinéraire pour ne pas avoir à affronter ce court d’eau.
Les plus exposés au danger de la « petite lagune » sont les commerçants et détenteurs de magasins qui sont installés aux abords de la voie ces derniers disent ne pas avoir d’autres choix que d’être là.
«On sait très bien que nos vies sont exposées. J’ai moi-même été témoins d’un accident à cette place. J’ai échappé à un accident et ce sont mes marchandises qui ont payées le prix », raconte Fatym Coulibaly. Un soir, une voiture a fait une mauvaise manœuvre en voulant contourner la flaque d’eau et a foncé directement sur elle. «C’est ma table et mes marchandises qui ont encaissées le coup ».
Judy-Kaêl Dahé








