17/05/2018 / Moahet-Sran

Le 17 mai 2018, sur son site d’Adiopodoumé, km 17, route de Dabou, le Centre suisse de recherches scientifiques (CSRS) en Côte d’Ivoire a tenu une formation de journalistes ivoiriens sur la rage.

Prof Bassirou Bonfoh (directeur général du CSRS), Dr Tectchi Matilde (point focal de la rage en Côte d’Ivoire) et Dr Kallo Vessaly (sous-directeur à la DSV – Direction des services vétérinaires), étaient les principaux animateurs de la formation.

La rage, une maladie sans traitement curatif

La rage est une maladie infectieuse, causée par un virus. C’est une zoonose : elle se transmet des animaux vertébrés à l’Homme, et inversement. Les animaux à sang chaud, tels le chien, le chat, la chauve-souris, le bœuf, et l’Homme sont exposés à la rage. En Afrique et en Côte d’Ivoire, le chien est le principal réservoir et le vecteur de la rage.

La rage se transmet le plus souvent à travers la salive de l’animal infecté, par morsure, griffure, léchage d’une plaie. Lorsque le virus entre dans le corps, il évolue rapidement pour atteindre le cerveau. Quand le cerveau est infecté par le virus, plus rien ne peut être fait pour sauver le sujet : la mort survient à 100 %. Il n’y a pas encore de traitement curatif disponible contre la rage.

Les enfants, les plus grandes victimes de la rage

Dans le monde, une personne meurt de la rage toutes les neuf (9) minutes. L’Asie et l’Afrique enregistre plus de 95 % des décès. En Côte d’Ivoire, ce sont dix-huit (18) personnes qui décèdent en moyenne chaque année de la rage. Le monde rural ivoirien enregistre plus de 60 % des cas de décès dus à la rage. La rage affecte plus le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire.

Situation de la rage en Côte d'IvoireLes enfants de 9 à 14 ans sont les plus grandes victimes de la rage en Côte d’Ivoire : cette population enregistre annuellement plus de 50 % des cas décès. Les enfants sont les plus exposés aux animaux. Ils s’amusent avec les animaux, le plus souvent, dans l’insouciance totale.

Et souvent, quand un enfant est mordu par un chien par exemple, il cache l’information à ses géniteurs ou à son entourage. Quand il arrive à en parler, bien des fois, les parents estiment que « ce n’est pas grave » ; et l’enfant se retrouve livré à lui-même. C’est quand il fait la maladie, présente les signes de la maladie qu’on le conduit à l’hôpital ; malheureusement, à cette étape, c’est la mort assurée.

Evrard Aka