Samedi matin. Un magasin du célèbre « marché noir » d’Adjamé prend feu. Bientôt les flammes se propagent et gagnent plusieurs autres magasins. Les propriétaires n’ont pas le temps de sauver leurs affaires. Vêtements, livres et cahier, téléphones portables et autres appareils électro-ménagers. Tout part en fumée en quelques heures. Les pompiers de l’Indénié sont immédiatement mobilisés avec des camions-citerne et autres engins pour combattre le feu. Leurs collègues de la Société ivoirienne de raffinage (SIR) viennent prêter mains fortes.
Malgré leurs promptitudes, les soldats du feu sur le terrain ont toutefois du mal à démarrer. La raison : « Impossible de trouver des bouches d’incendie », généralement cachés par les constructions anarchiques sur la voie et les espaces publics. A cela, s’ajoute l’action de nombreux badauds qui profitent de la situation pour piller ce qui peut l’être. Certaines boutiques non atteintes (encore) par les flammes n’échappent pas aux cambrioleurs.
La police est alors mobilisée et fait usage gaz lacrymogène pour disperser la foule.
Au moment où nous mettons ce texte en ligne, le premier bilan ne déplore aucune victime, mais de très importants dégâts matériels.
Israël Yoroba avec Acturoutes.info











Décidément, les fléaux sont saisonniers ! Inondations en saison des pluies, incendies en saison sèche. Un point commun (parmi d’autres) entre ces fléaux: les constructions anarchiques ! Heureusement que cette fois-ci, il n’y a pas de perte en vies humaines.
Au delà de la compassion qu’on peut éprouver et exprimer à l’endroit de ceux qui ont tout perdu dans ce drame, cet événement est l’occasion de prendre des mesures vigoureuses pour (re)organiser ce marché. Car, on sait tous qu’à côté des bonnes affaires qu’on peut y faire, le black market est un véritable repaire de gangsters en tous genres. Il faut faire quelque chose pour que les vrais commerçants y vivent paisiblement de leur activité.