La Côte d’Ivoire fait partie de ces pays qui ont la particularité d’avoir une grande frange de sa population qui soit jeune . Malheureusement, jeunesse ne rime pas dans ce cas avec dynamisme.
Par Jiji Nice
En Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier . Le chômage connait une croissance vertigineuse, ses tentacules étant malheureusement posé au cœur d’une population active et jeune. Cette jeunesse en proie aux pires difficultés présente un visage essoufflé et un corps démobilisé .Cette situation à même eu la capacité de pomper en un temps record, le peu d’espoir qui lui permettaient de survivre.
Pour éventuellement présenter des « solutions durables » à ce problème, je défierais le processus standard de résolution de ce problème, à savoir les salons de métiers et carrières, les colloques et autres séminaires à n’en point finir qui pullulent ; et j’opterais pour une nouvelle pilule nommé « l’agriculture« .
« Le succès de ce pays repose sur l’agriculture ». On connait tous cette phrase qui était présentée sur la RTI (Radio Télévision Ivoirienne) juste avant les programmes . Cette phrase évocatrice et riche de sens devrait éveiller nos conscience et pourquoi pas raviver cette lueur qui semble s’éteindre faute d’oxygène.
En effet l’agriculture est pourvoyeuse d’emplois et l’une de ses variantes à savoir l’Agro Industrie est encore plus généreuse. Entendons tout simplement par Agro Industrie : le processus que suit le produit de la terre à nos assiettes et nos maisons.
S’il ya un produit qui devrait attirer nos attention, ce serait LE MANIOC.
Le Manioc occupe le 5e rang parmi les plantes alimentaires mondiales après le mais, le riz, le blé et la pomme de terre. En Côte d’Ivoire la production annuelle s’élève à 2.350.000 tonnes . Le manioc amer est plus cultivé que le manioc doux car son rendement est largement supérieur . Son intérêt repose sur sa capacité reproductive. Et sur ce fait, louons les efforts que mettent en œuvre le CNRA (Centre National de Recherche Agricole).
Le CNRA à en effet permis d’avoir des boutures de manioc qui peuvent donner des résultats conséquents au bout de 3 mois . Aussi, avec une parcelle de terre, cette culture ouvre plusieurs opportunités. De sa peau à son jus en passant par sa chair, elle offre à la jeunesse une multitude d’emplois.
Expliquons-nous :
La culture du manioc jusqu’à présent, traditionnelle, nécessitera une main d’œuvre et un personnel adéquat pour sa récolte (Techniciens en agronomie, etc.). Ensuite au niveau de son traitement, cette filière regroupe plusieurs industries tel que : l’agro-alimentaire, les textiles (pour ne citer que ceux-là) qui peuvent stimuler le développement d’une industrie rurale et de promouvoir une amélioration des revenus de la classe productrice, manufacturière et commerçante.
Il est cependant important de féliciter nos mères et nos grand-mères, qui avec leur savoir-faire nous concocte de délicieux plats à base de manioc, au nombre desquels l’on peut citer : le foutou, le placali et l’attieké.
Elles se sont regroupées en associations, en coopératives pour valoriser ses produits . Les bénéfices de ces ventes les aident à tenir au chaud leurs maisonnées. Et je pense que les jeunes devraient leurs emboiter le pas.
L’attieké est une semoule de manioc cuite à la vapeur qui connait un succès fou auprès des populations ivoirienne et hôtes. La production de l’attieké ne fait qu’intervenir que la chair du manioc, pourtant :
- sa peau peut servir de composte pour l’épandage ou même de combustibles ;
- le liquide laiteux obtenu après broyage et pressage regorge d’amidon qui peut servir aux industries qui produisent de l’amidon, pour les textiles, celles qui fabriquent la colle, certains produits pharmaceutiques et tous autres produits dérivés.
La commercialisation de ces différents produits issus des industries en aval de la transformation du manioc demande un travail conceptuel et planifiée afin de donner des emplois à cette jeunesse désœuvrée.
Ainsi donc, la culture du manioc est rentable . Elle écrase raisonnablement les cadeaux empoisonnés comme l’HEVEA qui dure 7 ans avant de donner des résultats, du JATROPHA qui épuise durablement votre sol et l’ANACARDE qui se vend à un prix dérisoire.
Je pense sincèrement qu’une bonne politique emploi axée sur cette voie donnera de bons …fruits.
Nous espérons qu’au terme de cet article, la majorité des jeunes ivoiriens opèreront une cure d’esthétique à leur notion du travail et s’en presseront de choisir cette option .Cette option est fondamentalement : la valorisation de nos produits locaux.









Le sujet est d’interêt dans son ensemble et la presentation chiffrée nous donne une idée précise des atouts de la culture du manioc. Cependant, le manioc n’étant pas un produit agro-industriel ( comme le café, le cacao,…) et dont l’utilisation dans son ensemble est limitée, pose le problème de retombées financières. Et personnellement, je crois que c’est l’une des raisons pour laquelle, c’est pas une culture prisée telle que l’hévea, le cacao…
Bonne continuation! Bon article et très bonne idée.
interessant… Continue ma chérie!
merci pour l’intervention pertinente de Mr tizié;
le manioc peut être moins prisé par rapport aux autres cultures toutefois,il ne faudra pas oublier que notre objectif premier est de permettre aux jeunes ivoiriens de s’en sortir;Pour commencer un champ de cacao ou d’hévéa il faut u;ne base financier stable et c’est malheureusement ce qui fait défaut a nos jeunes.une parcelle,de la volonté,des boutures de manioc et un peu de patiente c’est la recette que je propose aux jeunes je pense que si nos gouvernants mettent tout en place pour une bonne recherche sur le manioc c’est sur que cet investissement sera rentabilisé,
je pense qu’il faudrait permettre aux jeunes d’avoir une chance de réussir et je reste convaincu que le manioc nous ouvre une issue de secours
Le thème que vous abordez ici est d’un grand intérêt vue cette crise financière qui fauche à un grand nombre de personnes leur emploi!
Bien que ce ne soit pas un produit agro-industriel tels que le café ou le cacao,il est certain que sur le plan national ce secteur peut pourvoir à des emplois dans les filières de l’alimentaire,l’agriculture les textiles…
Nous n’avons pas forcément besoin d’exporter nos produits vers d’autres pays hors de l’Afrique pour nous intéresser à leur culture et aux avantages qu’on pourrait en retirer.
Je vous félicite donc pour votre initiative et vous encourage,car ce ne sera pas sans embûches!