La rentrée universitaire 2012/2013 en Côte d’Ivoire est marquée par l’arrivée de la réforme LMD (Licence, Master, Doctorat). Le système LMD ou 3-5-8 (Licence Bac+3, Master Bac+5, Doctorat Bac+8) est un modèle calqué sur le modèle Anglo-Saxon (Anglais) : Bachelor, Master, Doctorale.
Les textes fondateurs de cette réforme sont apparus en 2002. Outre les pays Anglo-Saxons, la réforme LMD est en vigueur en Asie, en Amérique du Nord et a été adoptée depuis 2011 par 32 pays Européens.
Les seize pays d’Afrique Francophones regroupés au sein du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ont adopté en 2006 à Libreville une résolution engageant toutes leurs universités à adopter, au plan pédagogique, la structuration du déroulement des études selon le modèle Licence/Master/Doctorat appelé encore système LMD, déjà en vigueur dans les pays Africains Anglophones.
Cette résolution est aussi une directive de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire d’ Afrique de l’Ouest) et de ses huit pays membres : Togo, Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Bénin, Guinée Bissau.
Les exigences de la réforme
Le système LMD exige un enseignement magistral à de petits groupes. Il s’agit de réduire le nombre d’étudiants par amphithéâtre afin de permettre aux étudiants de suivre correctement les cours. Et une organisation des enseignements en semestres (deux semestres l’an) et unités d’enseignement.
La réforme LMD aide à l’insertion des universitaires dans les activités socio-économiques. Les stages en cours de formation, les manipulations dans les laboratoires, les sorties pédagogiques préparant l’apprenant à une adaptabilité dans le monde du travail. Tout en l’inculquant l’esprit d’entrepreneuriat.
La réalité ivoirienne
Les uns et les autres s’interrogent sur la faisabilité et la mise en vigueur des exigences du système LMD en Côte d’ Ivoire.
L’application de la réforme inclue la prise en compte de ces exigences. Bon nombre d’étudiants restent sceptiques quant à l’application totale du système 3-5-8 par les autorités ivoiriennes.
« Si nous parvenons à faire une année universitaire en six mois comme le veut le système LMD, nous serons tout heureux. Mais nous ne croyons pas qu’en Côte d’Ivoire, nos autorités parviendront à cela vu les problèmes récurrents de nos universités), affirme Marie Laure Koffi, étudiante en Sciences Economique et de Gestion.
HUGUETTE AKPOUE










nous nous posons la question de savoir si nos autorités ont conscience de ce qu’ils font.ils donnent l’impression de maîtriser la situation et pourtant il n’en est rien de semblable.au Togo on a juste changé le nom du système classique en LMD.on a des amphis de plus de 800 étudiants la correction des feuilles est sujet d’humeur.les prof collent des notes qu’ils veulent peu importe votre travail.un secrétaire a même eut le courage de nous dire que lorsqu’il saisie les notes et qu’après avoir saisi une centaine de notes et qu’il constat qu’il a permuté les notes,il continu tout simplement dans son erreur.donc vos avez automatiquement une note qui n’est pas la votre.Comment voulez vous que nous soyons satisfaits et que nous réussissons dans ce système?Sauvez NOUS