Les systèmes semenciers horticoles d’Afrique de l’ouest et du Centre passent au scanner

Les 25 et 26 novembre 2009, s’est tenu à l’hôtel Belle Côte d’Abidjan, un atelier régional sur le renforcement des capacités des systèmes semenciers horticoles en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre a été organisée par la FAO, Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, en collaboration avec le Réseau Semencier Africain.

Par Serge Adam’s Diakité

Deux jours durant, les participants venus entre autres du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Mali, du Sénégal, de la RDC et de la Côte d’Ivoire ont réfléchi sur la problématique des semences horticoles d’Afrique centrale et de la région ouest-africaine.

Les objectifs dudit atelier

Quels sont les objectifs de telles assises ? Quelques précisions avec le Dr Rémi Nono-Womdim, Expert chargé des cultures horticoles / cultures maraîchères au sein de la Division de la production végétale et de la protection des plantes au siège de la FAO à Rome (Italie).

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Le secteur semencier constitue l’un des fondements du développement de l’Agriculture. En horticulture, en particulier, la semence est le premier intrant et le plus important ; à lui tout seul, il peut déjà contribuer à plus de 40 % de la productivité. Pour une politique viable dans ce secteur, les acteurs privés souhaitent une plus grande implication de la FAO pour la mise en œuvre des décisions  issues de telles rencontres. M. Richard Mulamba de la délégation de la République Démocratique du Congo.

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La FAO songe déjà à des appui. La Représentante de ladite organisation en Côte d’Ivoire, le confirme dans son allocution d’ouverture : ‘‘Les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, portent sur la nature de l’aide à apporter aux pays à faible revenu et à déficit alimentaire pour élaborer et adopter de nouvelles politiques et des programmes qui pourront les guider à obtenir une croissance du secteur semencier, dans lequel le secteur privé jouerait un rôle prépondérant, mais complémentaire. Les gouvernements devront aussi être aidés à développer leurs infrastructures et à favoriser le développement intégré du secteur informel des semences pour compléter les efforts du secteur formel.’’

Par ailleurs que depuis les années 50, la FAO a aidé les Etats membres africains, à bâtir leurs programmes nationaux de semences. Ces efforts sont de plus en plus complétés par des interventions dans les domaines de la politique, de la législation et des connaissances techniques spécialisées, dans le but d’orienter les programmes semenciers nationaux pour leur permettre de faire face aux nouveaux problèmes qui apparaissent et de se conformer aux tendances internationales.

Même pour ses semences, l’Afrique s’oriente vers l’occident

‘‘En Afrique, bien que les gouvernements aient largement reconnu le rôle potentiel des semences améliorées dans le développement agricole, cette reconnaissance n’a pas été suivie des changements nécessaires dans les systèmes semenciers. Par conséquent, on note des systèmes de production et de distribution fragile, des infrastructures peu développées, des politiques inadéquates, la faiblesse des capacités entrepreneuriales, continuent de caractériser l’industrie semencière en Afrique’’. Selon l’ISF (International Seed Federation/Fédération Internationale des Semences, le marché semencier mondial s’évalue à 36 milliards de dollars. L’Afrique n’y gagne qu’un seul milliard ; une part qui prend la direction de l’Afrique de l’Est et Australe, presque ‘‘rien’’ pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour le Dr Nono-Womdim (Fonctionnaire agricole à la FAO), ‘‘c’est une perte énorme’’.

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