Les « Wôrô-wôrôs » de la Palmeraie à l’épreuve des travaux routiers

les travaux de l'ageroute à la riviera palmeraie créent des dificultés aux transporteurs

les travaux de l'ageroute à la riviera palmeraie créent des difficultés aux transporteurs

Les choses sont de plus en plus difficiles pour les wôrô-wôrôs (taxis communaux) de la Riviera palmeraie (quartier de la commune de Cocody).  Le transport des riverains à travers le quartier se trouve compliqué par des travaux de l’AGEROUTE. Les dits travaux qui ont pour but la création de canaux d’évacuation ont démarré depuis environ une semaine. Empêchant ainsi toute circulation entre le centre de santé communautaire de la « palmeraie » et le carrefour du commissariat. «C’est dans la semaine du 20 décembre que les travaux ont débutés. J’ai été surpris de voir un gros trou en travers de la voie», explique Konan Toussaint, un riverain.

Dès lors toute circulation de véhicule  est proscrite. Travaux oblige. Des panneaux placés à une cinquantaine de mètres du canal sont assez explicites. Mais c’est sans compter avec l’ingéniosité des chauffeurs de wôrô-wôrôs. Ces derniers réussissent tout de même  à aménager un passage. Juste ce qu’il faut pour une voiture à la fois. A côté du canal.

«On a négocié avec les  ouvriers pour qu’ils nous permettent de passer  là», confie un chauffeur. Ce passage n’étant pas grand et beaucoup  de voitures voulant y passer, de véritables embouteillages ont commencé à naître à cet endroit. Causant beaucoup de désagréments aux riverains. «C’est à peine si les piétons pouvaient encore passer . A force de vouloir tous passer en même temps, ils ont crée de gros bouchons assortis de violents coups de klaxon parfois», se plaint un riverain.

Le passage a  donc finit par être refermé.  «Nous sommes obligés de faire le tour du quartier pour nous rendre à des endroits proches. Cela ralentit notre activité et par là même nos revenus». L’AGEROUTE quand à elle continue ses travaux. Sous les yeux attentifs des chauffeurs de wôrô-wôrôs qui prient pour qu’ils s’achèvent le plus tôt.

Roland N’Dekploman

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