Lutte contre l’insalubrité et nouveau boulot

 Ici des voiturettes à bras en stationnement

Ici des voiturettes à bras en stationnement

A Abidjan depuis quelques années, face à l’incapacité des pouvoirs publics de mener à biens la gestion du ramassage des ordures ménagères, certains jeunes sans emploi ni qualification ou au chômage avaient dans un premier temps pris l’initiative de collecter les ordures pour ensuite les brûler ou les déverser dans des zones inhabitées mais peu recommandables.

Cette activité était rémunérée directement par les foyers qui se débarrassaient de leurs ordures. Une activité qui devenait rentable sur la durée pour ces jeunes débrouillards. Le secteur s’est de plus en plus  organisé pour contrer la difficulté que commençait à représenter l’accès à une décharge d’ordure.

L’exemple que je vous présente ici est celui de Treichville où non loin de la Sitarail, un opérateur privé a fait construire une plate forme où les ordures sont déchargées des « Pousse-Pousse » (voiturette sà bras) contre une taxe. Celui-ci fait venir un camion qui récupère les ordures qu’il va ensuite déverser dans une décharge conventionnelle. Tous les acteurs y trouvent leurs comptes et tant mieux.
Sauf que, ces jeunes gens qui pratiquent cette activité sont exposés à d’innombrables risques de maladies, vue la manière dont ils exercent cette activité (bien souvent sans gants et sans cache-nez) qui les fait vivre.  Mais leurs vies sont mises en danger au quotidien.
Les maires au vue de leur échec cuisant face à la gestion des ordures, pourraient se racheter en soutenant ces braves jeunes gens qui aujourd’hui sont composés d’Ivoiriens et de frères de la sous région Ouest Africaines.

Claudus Kouadio

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