Si les établissements qui en possèdent les ont déjà transformées en salles de classe, que dire des fondateurs d’écoles privées et même des écoles publiques qui en construisent. Ne leur poser pas la question de savoir où sont les laboratoires de sciences expérimentales. Cela ne fait pas partie de leur plan architectural.
L’école ivoirienne cherche ses repères. Les problèmes qui minent l’éducation nationale sont légions. Manque de personnel enseignant, destruction de plusieurs établissements sans oublier des grèves chroniques des syndicats d’élèves et d’enseignants qui paralysent tous le système.
Ce visage peu reluisant que présente l’école ivoirienne n’a pas fini de livrer les raisons d’un taux d’échec très élevé durant ces dernières années. Quels résultats scolaires voulez-vous obtenir devant un nombre croissant d’établissements qui ne répondent aucunement aux critères de construction d’un centre de formation ?
Les professeurs des sciences expérimentales (sciences physiques, sciences naturelles) n’ont que des craies de couleurs pour démontrer leurs expériences chimiques sur les tableaux des classes. Dépourvus de tubes à essai, de produits chimiques, en un mot de laboratoire, les élèves sont soumis à un cours ou l’expérimentation n’est que virtuelle.
« J’ai vu le laboratoire d’expérimentation de notre lycée se transformer en salle de classe. D’ailleurs nous n’avons jamais fait d’expériences quand le « labo » existait faute d’approvisionnement en produit chimiques », raconte un élève de terminale.
« Depuis quelques années la quasi totalité des établissements ou nous dispensons des cours n’ont plus de laboratoires. C’est tout de même déplorable mais nous n’avons pas le choix car nous travaillons avec les moyens de bord », révèle de son côté un enseignant de sciences naturelles. « Une salle de classe couverte avec un tableau noir, c’est très suffisant pour donner des cours nous font savoir certains de nos responsables » poursuit-il.
» A défaut du chien l’on se rend à la chasse avec son chat », pourrait-on dire.
Ainsi, l’école ivoirienne, à défaut d’avoir des établissements dotés de commodités éducatives se contente de construit des bâtiments qui abritent uniquement que des salles. Adieu aux laboratoires d’expérimentation et surtout ne chercher pas à savoir ce que deviennent les bibliothèques et terrains de sport.
Jacques Kouao









