» Monsieur y a jolis seins, monsieur y a ¨bobaraba¨ (grosses fesses)… c’est pour baiser ? »
C’est ainsi que ces filles de joie interpellent leurs clients. Ces scènes se passent régulièrement à Man (ville située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire), précisément au quartier Thérèse juste derrière le stade Léon Robert.
Cette artère qui dans la journée, est réservé aux commerçantes car étant le prolongement du marché, accueille dès la tombée de la nuit, un autre type de commerçantes aux marchandises particulières.
Dans des tenues très légères qui laissent transparaître certaines parties intimes du corps, elles s’exhibent.
« Si je ne fait pas cela je ne peux pas manger », se défend Marie-Laure (Nom d’emprunt), après avoir reçu de nous un billet de 1 000 FCFA (moins de 2 euros). Paradoxalement les hommes qui fréquentent les lieux, eux veulent passer inaperçus, cherchant à commettre leur ¨forfait¨ et à prendre le large.
Les commodités du service
Une fois, le « contrat » conclu moyennant la somme forfaitaire de 1000 F CFA, c’est « un hôtel de passe » assez délabré non loin de là qui accueille les couples d’un soir. Les frais d’hôtels qui s’élèvent à 500 F CFA, sont à la charge du client. Une fois les ébats terminés, les prostituées sont de retour sur les lieux.
Aimé Michel Kassi
* Publié la 1ère fois le : 26 décembre 2010 à 19 h 06 min









