lundi 22 février 2010. 2 plateaux 7e tranche, dans la commune de Cocody (commune présidentielle). Il est environ 11 heures quand l’agitation se déclenche à l’Institut Universitaire d’Abidjan. «On était en classe quand le directeur est passé nous demander de rentrer chez nous», explique un étudiant. A l’instar d’autres établissements d’Abidjan, les cours sont suspendus dans cette université. Du moins pour la journée . Les rumeurs sont à l’origine de cet arrêt des cours. «On a entendu dire qu’il y avait de violents affrontements à Abobo (commune la plus peuplée de Côte d’ivoire). Il y aurait même des coups de feu», relate un autre. La rumeur courrait en effet depuis le matin déjà. Peu à peu donc les classes se vident. Les étudiants s’empressent de rentrer chez eux.
Très peu d’informations précises
Après demande, il y a en effet eu du grabuge à Abobo. « Les émeutes ont commencé à l’habitat (quartier d’Abobo) jusqu’à la gare.» confie un témoin depuis Abobo. Selon lui il y a eu des marches et des casses. Il y aurait même eu des morts. Les raisons de ces émeutes restent inconnues. Certaines sources parlent d’altercation entre la police et les transporteurs. «Les taxis et gbakas (transport en commun de 20 places environ) ne roulent pas», précise notre source d’Abobo. Tandis que d’autres attribuent ce qui arrive aux différents évènements qui ont lieux depuis.
Roland N’Dekploman
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