Imperméable et parapluie en main, Moussa, employé de banque se rend à son service comme tous les matin. Pourtant, le ciel est beau et les premiers rayons de soleil se font ressentir.
Comme Moussa beaucoup d’Ivoiriens sortent couverts en ses temps pluvieux. D’ailleurs, pour Moussa « On ne sait jamais ou et quand la pluie peut surprendre » non sans préciser que la météo annonce des jours orageux dans presque toutes les villes de la Côte d’Ivoire.
En effet, depuis plusieurs jours la pluie ne cesse de s’abattre sur le pays tout entier. De Ferkessédougou (au Nord du pays) à Abidjan (la capitale économique ) en passant par Man (à l’Ouest), Yamoussoukro (au centre) jusqu’à l’Est à Abengourou c’est le même spectacle. Il faut s’en rendre compte, c’est la saison des pluies et les populations du littoral sont habitués aux pluies interminables.
Dans le Moyen-Comoé, à Abengourou notamment le phénomène surprend par la durée et la quantité de pluie qui s’abat sur la ville. Le spectacle est triste. Une demie heure à peine après avoir rencontré Moussa, le ciel s’assombrit, de gros nuages couvre le ciel. Rapidement, la ville se déserte . A l’abri, l’on aperçoit des rues inondées, des canaux d’évacuation déjà plein à peine les premières gouttes de pluie touchent le sol. C’est une pluie qui ne durera pas, renchérit un homme totalement trempé.
Quatre heures après, la pluie continue et redouble d’intensité. Il faut alors se rendre à l’évidence qu’elle ne finira certainement pas de si tôt. Partout, les populations s’accommodent à cette nouvelle vie. Si dans certaines régions du pays, l’on est plutôt habitué aux abondantes précipitations en cette période de l’année, au Nord et à l’Est ce n’est pas toujours le cas.
Ici, les précipitations sont moins importantes. M. ANDON, producteur de café-cacao dénoncent l’abondance des pluies qui a occasionné d’importantes pertes de la production. Son voisin, un autre producteur n’est pas de cet avis. « La pluie est une grâce de Dieu. Cette année nous n’allons pas mourir de faim » se réjouit-il, le regard perdu dans ce ciel orageux. Les avis sont partagés. D’ailleurs, dame KOUASSI, commerçante au marché central d’Abengourou, estime pour sa part que les rues sont impraticables, les marchandises pourrissent en routes, les clients se font rares sur le marché du fait principalement de la saison pluvieuse.
La pluie ne fait certainement pas des heureux partout. Le ciel pourtant continue de verser d’importantes quantité d’eau faisant des heureux par-ci et des victimes par-là. Certaines populations vivants dans les zones à risque sont constamment menacées par les éboulements, les glissement de terrains, les inondations. Ici après la pluie viennent les dégâts.
Joseph Yégobini OUATTARA, Abengourou
?Crédit photo: ci.telediaspora.net








