26/11/2010 / Huguette Akpoue

Depuis le samedi 20 novembre 2010, date de l’ouverture du second tour de la campagne électorale en cote d’ivoire.  L’on n’entend plus que les injures et les agressions verbales de part et d’autre. On ne peut écouter le discours d’un leader du RHDP (rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et  la paix) ou du LMP (la majorité présidentielle) sans jurons.

C’est déplorable pour un pays qui cherche à tourner la page et éviter l’apocalypse prédit par  les uns. Les Ivoiriens s’attendaient  à ce que les deux  camps finalistes mettent l’accent sur leurs projets  pour l’avenir de la cote d’ivoire. Au lieu de cela, c’est la guerre des mots. Ils se dénigrent, revèllent les secrets, se défient. On se demande s’ils sont sur un ring. Ils réactivent les maux par les mots.

Ils réveillent les douleurs des pauvres victimes de guerres, en disant des atrocités. Le pire c’est qu’ils ont choisi cette période sensible pour diffuser en plein air les CD de la guerre de 2002 et j’en passe. C’est également le moment de réveiller les morts. Un tel a tué le général GUEI, un tel a tué les baoulés et la population au centre et à l’ouest, au nord …. Le moment est mal choisi pour réveiller à nouveau les douleurs.

La paix est vraiment gagnée. Mais on n’évite pas de remettre le couteau dans les plaies cicatrisées. Il est préferable  que les dirigeants penses à l’avenir de ces jeunes sans emploi et aussi au développement du pays. Les Ivoiriens sont fatigués de cette crise et veulent voir des leaders matures qui ont des mots apaisants et un programme de gouvernement fiable, crédible et réalisable pour la patrie.

Le comble c’est que les militants et les partisans se prêtent à ce jeu politique. Ils se plaisent à déformer les appellations. On parle de «  la misère du peuple » pour le LMP ; « Rassemblement des hommes pour la déstabilisation du pays », pour le RHDP. Chacun torpille son adversaire juste pour se blanchir.

Au-delà des mots et des maux qu’attendent-ils des Ivoiriens ?

Chacun veut être à la tête du pays au soir du 28 novembre par le biais des Ivoiriens. Sans être un véritable modèle en parole. C’est alarmant. «  En Afrique un chef est sage et noble mais nos dirigeants africains parlent et ne réalisent jamais se qu’ils disent », déclare dame Kouassi N’dri.

Il est temps de faire une véritable politique ; celle qui qui cherche l’interêt du peuple et non un intérêt partisan. Il est aussi bienséant de faire la différence entre la liberté d’expression et le libertinage d’expression. Car l’heure n’est plus aux discours destructeurs mais les Ivoiriens ont besoin d’un président digne pour la résurrection de la Cote d’Ivoire.

Huguette Akpoué