22 avril 2011, c’est le vendredi Saint. Il est 13 heures, à la grande mosquée d’Abengourou, l’Imam fait des bénédictions et exhorte les fidèles au pardon et à la réconciliation nationale. L’As-salatou-l-joumou’a (la prière du vendredi) vient de prendre fin.
Les fidèles musulmans rentrent chez eux, d’autres reprennent les activités. « Nous sommes venus prier pour notre pays et formuler des bénédictions pour les nouvelles autorités du pays, afin que leur mission de réconciliation et de reconstruction puisse aboutir afin de garantir une paix au pays ». Confie un fidèle après la prière.
Dans un autre cadre, à la Cathédrale Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus d’Abengourou, de nombreux chrétiens catholiques se préparent pour le Chemin de croix. De nombreux fidèle de la Paroisse se sont réunis à l’Ecole BAD au quartier Agni Extension pour vivre la Passion du Christ. Une longue procession qui s’est terminé par la crucifixion du Christ dans la cour de la Cathédrale.
Il s’agit, selon le témoignage d’un fidèle de l’Eglise, d’une procession relatant les derniers moments de la vie de Jésus. Chaque année pendant la Semaine Sainte, les chrétiens, à travers le monde, rappellent et revivent l’évènement de la mort et de la résurrection de Jésus.
A l’instar de leurs coreligionnaires de la cathédrale Sainte Thérèse, les fidèles de l’Eglise Christ Roi ont également sacrifié à la tradition. L’évènement a été consacré cette année à la Paix en Côte d’Ivoire.
Preuve que la cohésion est une réalité dans la cité royale de la Paix, chrétiens et musulmans affirment partagés les moments de joie et de peine. « La pâque est bien plus qu’une fête chrétienne, c’est une fête populaire que nous vivons chaque année dans la même ferveur » . Selon l’aveu de Salifou, un musulman.
Ainsi, chrétiens et musulmans, chacun dans sa chapelle, mais collectivement ont unis leur prière pour une réconciliation véritable des fils et filles du pays.
Joseph Yégobini OUATTARA, Abengourou







