Le préfet de la ville d’Abidjan veut appliquer le plan orsec. Il s’agit de démolir les habitations sur des sites dits à risques. Dans ce quartier précaire de yopougon, les maisons sont construites non loin d’un gros caniveau qui se dégrade. Lors de la rencontre du jeudi 08 juillet, le préfet a donné un délai de 72 heures à compter du vendredi 09 pour déguerpir les maisons construites à 20 mètres du caniveau. Selon lui, c’est pour des raisons sécuritaires. Néanmoins, il n’y a aucune promesse de réaménagement ou de relogement en vue.
Ce mardi 13, les propriétaires s’attellent à enlever les toitures de leurs maisons en attendant que la machine de déguerpissement n’arrivent. Les locataires sont obligés de s’installer devant leurs lieux d’habitations, les bagages à leur coté.
Ils sont en sanglots ne sachant où aller. De nombreuses familles dont la plupart sont des déplacées de guerre et sans emplois sont victimes de ce plan. Ceux qui exercent une petite activité louent des charrettes pour évacuer leurs meubles des lieux. Dans cette perturbation, une dame se met en travaille et est évacuée à la maternité. Notons également que les prix des maisons à Yaossehi sont abordables. Il sera difficile pour les habitants de trouver deux ou quatre pièces à un prix bas. Vu la situation, certains enfants n’ont pu se rendre à l’examen du BEPC ce matin.
Nous étions face à une population troublée qui parle d’injustice sociale. Car dans certain quartier à risques de la commune de cocody, les riverains ont reçu de l’argent après le déguerpissement. Sans argent ni maisons, où iront-ils ? Qu’est ce que la municipalité ou l’état de cote d’ivoire a prévu réellement pour eux ?
Ni le maire de la commune de Yopougon, ni le préfet de région n’ont donné de réponses satisfaisantes. Pour l’heure il n’y a pas un nouveau site pour eux. La population est livrée à son sort.
Dame Sery Éliane.
« Nous chassés de ce quartier c’est nous mettre à la rue avec nos maris et nos enfants. Nous sommes des honnêtes citoyens, l’Etat doit y songer.»,
Selon monsieur DALY BLEDE «le quartier devrait être détruit depuis le temps du président GUEI ROBERT, mais la condition était de les reloger. Rien n’a été fait et aujourd’hui, ils doivent partir ne sachant où». Pour monsieur, Fulbert DJATTI la population est consciente que c’est une zone à risque mais il devrait y avoir une mesure d’accompagnement.
Les buldozzer ont commencé leur travail. Le Préfet lui, a promis 100 000 francs à chaque famille délogée pour qu’elle trouve un autre endroit plus sécurisé.
Huguette Akpoué









