Les 3 journalistes du Nouveau Courrier libérés avec 5 millions d’amende

les 3 mousquetaires enfin libre - crédit photo Willy Aka

Ils ont finalement été  libérés. Suspense, stress, pression et rebondissement. Le procès des 3 journalistes du Nouveau Courrier a enfin trouvé un dénouement heureux, même si le journal doit payer 5 millions de Francs CFA et une suspension du journal pendant 15 jour. Et ce, malgré la pression qui a été mise sur tous les collègues et amis venus soutenir les « détenus de Tchimou ».

Lundi 26 juillet. C’est le jour où l’on devrait avoir le verdict du procès des trois journalistes du Nouveau Courrier.  Il est environ 9 heures. Dans le périmètre du palais de justice, une forte présence des forces de l’ordre est perceptible. Les journalistes sont interdits. Fouilles minutieuses, interrogatoires etc… pour tous ceux qui entrent dans «le périmètre de sécurité ». « Seuls les familles sont autorisées à l’intérieur », affirme un journaliste sur place. Dehors, ils sont une centaine à attendre un dénouement heureux.

14 heures 30. Le procès n’a toujours pas débuté. Quelques personnes sont autorisées à entrer dans une salle qu’on disait être la salle d’audience. Quelques minutes plus tard, les policiers leur annoncent que le procès va se tenir dans une autre salle …à huis-clos. Les avocats des journalistes sont choqués et désapprouvent. Ils négocient pendant quelques minutes avec le commissaire de police, pour une audience publique. Ils obtiennent finalement que les épouses des prisonniers et les journalistes « avec une carte professionnelle » aient accès à la salle du procès. Mais les hommes de médias n’ont pas le droit de faire usage de leurs dictaphones et de leurs appareils photos numériques ou caméras.

Il est presque 15 heures quand le procès commence véritablement. Les personnes dans la salle sont surprises qu’au lieu d’un verdict, on reprenne les débats depuis le début. A la barre, en plus des trois journalistes, la secrétaire et le chargé de communication de Tchimou sont «installés ». Ces derniers sont accusés d’être la ‘’source’’ des responsables du Nouveau Courrier.

Le juge requiert pour cela deux mois d’emprisonnement pour les collaborateurs du procureur Tchimou, un mois de prison et 5 millions de Francs CFA d’amende pour Théophile Kouamouo et ses collaborateurs. L’avocat des journalistes sous les acclamations de la foule tente de démontrer qu’il n’y avait aucun chef d’accusation qui devrait être retenu contre « ses clients ».

Peu après 17 heures, c’est la délibération. Normalement prévue pour durer 20 minutes, c’est presqu’une heure plus tard que le verdict va être prononcé. Explosion et larmes de joie, acclamations. Les trois journalistes visiblement heureux affichent de grands sourires. Certains sont au bord des larmes. Ils sont libres et pourront enfin rentrer chez eux ce soir.

Le chargé de communication du procureur de la République a été relaxé.

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