24/07/2017 / Moahet-Sran

« Nouveaux défis et opportunités dans la conservation des primates à travers l’Afrique ». Tel est le thème du Congrès inaugural de la Société africaine de primatologie (APS), ouvert le 24 juillet 2017, à Bingerville (Côte d’Ivoire). Organisée par le CSRS – Centre suisse de recherches scientifiques – et l’Université Félix Houphouët-Boigny, cette rencontre internationale ferme ses portes le 27 juillet 2017.

Des participants à la cérémonie d'ouverture du Congrès inaugural de la Société africaine de primatologie (APS) 2017Aux plans écologique, économique, culturel, scientifique…, les primates sont d’une grande importance pour l’humanité. 55% des primates africains sont néanmoins menacés d’extinction, selon le président du comité d’organisation, Prof. Inza Koné. En cause : les activités et actions de l’homme (agriculture, braconnage, feux de brousse, commerce illicite…). En Afrique de l’Ouest par exemple, il n’y aura « plus de primates non humains » d’ici à la fin du 21e siècle, confie-t-il.

À travers la rencontre de Bingerville, les Africains entendent « prendre leur responsabilité dans la conservation des primates », selon Prof. Bassirou, directeur général du CSRS. Entre autres activités : des communications sur l’état de la primatologie dans les cinq (5) grandes régions de l’Afrique (Ouest, Est, Nord, Sud, Centre) et au Madagascar.

La formalisation de l’APS à l’ordre du jour

Objectifs de la Société africaine de primatologie (APS)Prof. Bassirou souhaite « l’implication de tous les acteurs y compris la population » dans la conservation des primates. Le 26 juillet 2017, dès 15 heures, l’APS (Société africaine de primatologie) connaîtra sa formalisation, via une Assemblée générale, au Pôle scientifique de l’Université Félix Houphouët-Boigny sis à Bingerville.

« Tout le monde est le bienvenu » à cette Assemblée générale, selon Prof. Inza Koné. On n’a pas besoin d’être expert, spécialiste ou chercheur pour être membre fondateur de l’APS, souligne le président du comité d’organisation. « Aimer la nature et vouloir protéger les primates » sont, à ses yeux, suffisants pour participer à cet acte fondateur.

Prof. Ochou Delphin, représentant le ministère de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable, voit déjà en l’APS « un nouvel outil qui contribuera à la réalisation des objectifs du développement durable ».

Evrard Aka