Cocody – protestation dominicale des victimes des déchets toxiques

une foule déchaînée

« Trop c’est trop, qu’ils nous disent quelque chose aujourd’hui sinon on ne quittera pas ici!!! ». c’est en résumé ce que scandait une grande foule composée des victimes des déchets toxiques. Ces personnes se sont rassemblées dimanche 14 juin 2010 aux environs de 13 heures devant la coordination nationale des victimes de déchets toxiques de Cote d’Ivoire (section Cocody).

Ces victimes venues des différents quartiers de la commune de Cocody disent être venues crier leurs ras-le-bol.

T. Moussa l’une des nombreuses victimes du probo coala (navire ayant déchargé son contenu sur les côtes ivoiriennes en 2006) :

« Voilà des jours et des mois que l’on attend d’être indemnisé et toujours rien. Aujourd’hui on ne bougera pas d’ici tant que le responsable de la structure ne nous donne pas des informations concrètes quand à notre indemnisation. »

Pour rappel, en 2006, un bateau en provenance d’Amsterdam (Hollande)  accostait au port d’Abidjan avec à son bord des tonnes de déchets extrêmement toxiques. Ces produits avaient été déversés dans certains quartier de la ville et avaient fait de nombreuses victimes intoxiquées par l’odeur du fameux produits. d’autre moins chanceux ont perdu la vie.

siège local de cocody

À la suite d’une énième revendication une seconde indemnisation a été promise aux victimes des déchets toxiques suite à un procès intenté par les victimes.

Après une première indemnisation, des victimes qui n’ont pas perçues l’indemnité de l’état se sont organisées en collectifs avec l’aide de certains avocats étrangers. Elles ont réussi à trouver un accord à l’amiable avec société mis en cause (TRAFIGURA). Cet accord prévoie une somme de 700 000FCFA pour chaque victime.

Dans l’attente de cette indemnisation, les victimes de la coordination de Cocody se sont ruées dimanche au siège local afin d’avoir une réponse précise de la part du premier responsable de la coordination.

Loba Zéréoué porte parole des revendicateurs :

«C’est de la foutaise !! Toutes ces personnes que vous voyez sont là depuis 9 heures du matin afin de crier leur ras-le-bol. Trop c’est trop. On ne peut plus rester à ne rien faire. Aujourd’hui tout va finir. On restera là jusqu’à ce que le responsable vienne nous dire où il a mis notre argent».

Une protestation où le cri des victimes ne montera à aucun responsable de la structure. Ils étaient tous sont absents ce jour.

Judy-Kaël Dahé

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