Depuis lundi 12 avril, les transporteurs de la ville d’Abidjan font la grève. Cette grève causée par l’augmentation du prix du carburant a paralysé tous les secteurs d’activités. Les voies principales sont désertes. Seuls certains taxis roulent de façon clandestine à l’intérieur des quartiers. On ne voit aucun car sortir et entrer dans la ville.
Le hic, c’est que la grève ne touche pas seulement les Abidjanais. C’est le cas de la ville de Gagnoa. Les cars sont stationnés. Le décor est au silence. Les voyageurs qui devraient entrer des congés de pâque n’ont pu effectuer le déplacement. Valère Kramo, enseignant au lycée de ladite ville témoigne.
« Les grandes voies sont désertes. Aucun car de transport n’est venu d’Abidjan ou sorti de Gagnoa. Depuis le lundi. Seul certains taxi de la ville roulent ».
Les fonctionnaires de l’intérieur en congé pascal à Abidjan sont inquiets. Clément Kouadio , instituteur domicilié à Man s’en plaint.
« Je devrais reprendre le service, le mardi car je suis permissionnaire. Je comptais donc repartir à Man le lundi. Hélas, je suis encore là, à cause de cette grève que l’on pouvait éviter. »
Les commerçants qui voyagent pour acheter les marchandises paient les frais de cette grève généralisée. Les marchés sont vides. Certains vendeurs sont absents. Une seule raison, il n’y a pas de véhicules pour transporter les denrées alimentaires et autres. Ceux qui ont encore des marchandises font la loi. Le prix des denrées a augmenté. « Nous sommes obligés d’acheter à 100 francs C FA. Ce qu’on achetait à 50 francs C FA», se lamente une dame venue au marché acheter des légumes.
A l’instar de Gagnoa, de nombreuses villes de la Côte d’Ivoire subissent ce quatrième jour de grève. Désormais leur seul espoir est que le mouvement ne soit pas illimité. Et que les négociations aboutissent pour le bonheur de tous.
Huguette Akpoué









