La Côte d’Ivoire est malade et a certainement besoin de remède. D’où les propositions de toute part.
S’appuyant sur cet adage populaire africain qui dit :
« Lorsque la case de ton voisin brûle, il faut l’aider à éteindre le feu ».
Solidarité oblige, c’est donc vrai !
Pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, soit on sait tout ce qui a émaillé le déroulement des élections et on feind de ne pas le savoir, soit on ne sait pas auquel cas la vérité doit être recherchée avant toute prise de position. Ce qui peut conduire certainement au règlement pacifique et durable de la crise.
Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que les propositions de solutions laissent entrevoir beaucoup de précipitations et d’incongruités. Mais mieux, chaque pays en général vit avec un problème particulier qui traîne à être solutionné. Certainement parce qu’on a fini par s’y accommoder à telle enseigne qu’on pense à tord ou à raison qu’on n’a plus de chats à fouetter dans sa case. Et chose grave, on profite de cette situation pour s’ériger en donneur de leçons sans toute fois (très souvent) chercher à comprendre ce qui s’est réellement passé.
A titre d’exemples le cas du Sénégal fait tâche d’huile avec la rébellion casamançaise (plus de 25 ans) qui a fini par se transformer en « kyste ». Et celui du Nigéria où des guerres ethniques, tribales, religieuses (présentement) et d’intérêts économiques (contrôle des zones pétrolifères) sont toujours signalées. Alors question : comment tourner le dos à tout cela et trouver comme solution idoine l’envoi d’une force militaire en Côte d’Ivoire ?
Abraham Laboriel









Votre analyse est pertinente, elle m’amène à ajouter ce qui suit:
Les pays africains sont-ils libres (un peu libre)? A cette question, je répondrai par non car comment comprendre l’alignement inconditionnel de nos états aux thèses de Sarko et OBAMA. La réponse que j’ai trouvée à cette attitude est la faiblesse économique de nos états qui vivent des aides soit pour payer les fonctionnaires, soit pour réaliser quelques investissements. Par là vous comprenez qu’on ne tourne pas le dos à celui qui paie tes fonctionnaires. Même si tous les pays ne se reconnaissent pas dans mon analyse, il est aussi vrai que la peur du colon et l’envie de lui plaire sont encore intenses dans la tête de nos dirigeants. Combien de Chefs d’Etat ont réagi quand les USA de Reagan ont bombardé la Lybie? Je suis étonné de l’attitude d’Obama qui hier, dans un cas presque similaire au Kényan a prôné la paix et le partage du pouvoir. C’est vrai qu’il ne veut pas de mort dans son Kénya car il risque de perdre un parent. Pour la CI, il refuse tout compromis. C’est ce qui amène ADO à refuser toute discussion parce qu’il applique ce qu’on lui demande.
Du Gabon où nous suivons la situation en Côte d’Ivoire, je trouve que de tous les acteurs, GBAGBO est le plus sincère. Si on fait le bilan de toutes les concessions qu’il a faites sans contrepartie des rebelles malgré les crimes commis contre la CI et contre les ivoiriens. Je trouve beaucoup de mauvaise foi internationale. Les élections dans tous les pays sont régies par des lois, pourquoi la communauté ne va pas voir ces textes pour savoir qui a raison ou qui a tord. Plus de 2 semaines que GBAGBO a demandé le décompte, on aurait déjà avancé.
De mon point de vue, les tords sont partagés
1-La communauté internationale est en faute car si elle avait désarmé les rebelles, GBAGBO n’aurait aucun argument pour rejeter le vote dans cette partie du pays.
2-Le représentant de l’ONU qui a toute suite certifié les résultats provisoires. Il savait que M. GBAGBO a déposé un recours à la Cour. En plus l’ONU devrait être pour la paix. M. Choi devait voir avec toutes les institutions comment régler le problème par le dialogue.
Il y a anguille sous roche car dans aucun pays au monde, on n’a jamais entendu un tel bruit sur une crise post électorale au point d’envisager la guerre. En Afganistan, le monde entier a condamné la fraude de l’actuel président (élections organisés sous l’ONU). Personne n’a parlé d’intervention militaire.
Y-t-il encore sur terre la recherche de la vérité?
une reflexion de plus. Encore une que je comprends mais que je juge pas du tout crédible.
Gbagbo n’était pas obligé d’organiser ces élections,il savait et il la toujours crié haut et fort que le pays était divisé et que les rebelles étaient toujours en arme. Mais cet monsieur fort de son calcul et de son génie politique se prend bien la queue à son propre jeu.
En effet si malgré toutes ces mauvaises conditions il est allé aux élections c’est comblé de sa certitude de les emporter. Mais voila ouattara a fait une trés belle campagne, il a fait une excellente com’.
Il ne faut pas se tromper si gbagbo avait réellement gagner ces élections le cour des évènements ne serait pas pareil, car dès le 29 novembre chaque QG savait les tendances et donc le camp gbagbo allait plutot dérouler le tapis rouge pour l’annonce des résultats. Enfin chacun fait sa lecture des choses et l’afrique va toujours rester à la traine. La politique doit etre un jeu et l’ alternance une joie. De « passionont » le debat politique c’est tout mon reve.