REFLEXION : Peut-on vouloir mettre de l’ordre dans la maison du voisin lorsqu’on vit sous un tas d’immondices chez soi ?

La Côte d’Ivoire est malade et a certainement besoin de remède. D’où les propositions de toute part.

S’appuyant sur cet adage populaire africain qui dit :

« Lorsque la case de ton voisin brûle, il faut l’aider à éteindre le feu ».

Solidarité oblige, c’est  donc  vrai !

Pour  ce qui  est de la Côte d’Ivoire, soit on sait tout ce qui a émaillé le déroulement des élections et on feind de ne pas le  savoir, soit on ne sait pas auquel  cas la vérité doit  être  recherchée avant toute  prise  de position. Ce qui  peut  conduire  certainement  au règlement  pacifique  et  durable  de la crise.

Mais  le moins qu’on puisse dire, c’est que les propositions de solutions laissent entrevoir beaucoup de précipitations et d’incongruités. Mais mieux, chaque  pays  en général  vit  avec  un  problème particulier qui traîne à être solutionné. Certainement parce qu’on a fini par s’y accommoder à telle enseigne qu’on pense à tord ou à raison qu’on n’a plus de chats à fouetter dans sa case. Et chose grave, on profite de cette situation pour s’ériger  en donneur de leçons  sans toute fois (très souvent) chercher  à  comprendre  ce  qui  s’est  réellement  passé.

A titre  d’exemples  le  cas du Sénégal  fait  tâche d’huile  avec  la rébellion casamançaise (plus de 25 ans) qui a fini par se transformer en « kyste ». Et celui du Nigéria où des guerres ethniques, tribales, religieuses (présentement) et d’intérêts économiques (contrôle des zones  pétrolifères) sont toujours signalées. Alors question : comment  tourner  le dos  à tout  cela  et  trouver comme solution idoine  l’envoi d’une force militaire en Côte d’Ivoire ?

Abraham Laboriel

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