Le sexe faible comme on a coutume de le dire prend une part active dans la réhabilitation des universités publiques ivoiriennes, notamment celle de Cocody.
Dabas ou arrosoirs en main, elles participent aux terrassements et repiquages des gazons. L’aspect remarquable de la contribution des femmes se situe au niveau de la décoration de la façade extérieure des clôtures qui entourent l’Université. A l’aide de ciment et des morceaux de granite, elles sont à pied d’œuvre pour décorer le mûr en long du côté de l’entrée CHU de Cocody.
Dans des va-et-vient entre les tas de granite, de ciments pétries et la clôture, leurs actions font l’objet de curiosité de la part des passants qui s’arrête pour observer le spectacle. De tout âge, jeunes, adultes et même plus âgées, elles s’adonnent à cœur joie à ce travail, belle expression de l’égalité homme-femme vis-à-vis du travail et de l’émancipation de celles-ci.
L’action de décoration des femmes
«Je viens d’Anyama chaque matin pour faire ça et je retourne à 17 heures ; vous pouvez trouver des marché pour nous, nous sommes prêtes», s’exprime l’une d’entre elles. « Ce n’est pas difficile, on va finir ça aujourd’hui ou demain », rétorque la plus âgée du groupe. Ces propos tenus par les femmes témoignent qu’elles sont bien heureuses de contribuer à la renaissance du plus grand temple du savoir de notre pays à travers leurs touches. Certainement, elles conteront l’aventure à leurs familles et entourages.
Cette participation des femmes à la réhabilitation de l’Université contribue à réduire le chômage des femmes et à résoudre en partie l’épineux problème de quota représentatif des femmes dans les structures. Osons croire que les femmes seront significativement impliquées dans les futurs chantiers de reconstructions pays tel la construction du troisième pont, de l’autoroute Abidjan- Bassam, etc.
TRAORE Hamidou









