C’est bientôt la rentrée scolaire dans les lycées et collèges ainsi que dans les écoles primaires de la ville de Man, située dans la région des montagnes (Ouest). Pascal Yao, père de trois enfants, dont deux au secondaire, a déjà commencé les préparatifs de la rentrée annoncée pour la deuxième quinzaine du mois de septembre 2010.
« J’ai commencé par l’achat des cahiers de mes enfants. Jai mon premier fils qui passe en terminale, le second fait la classe de quatrième et le cadet au CM2. J’ai aussi acheté leurs tenues scolaires », relève-t-il.
Pour lui il faut s’y prendre un peu plus tôt, car quand sonnera l’heure de la rentrée des classes, « les prix vont doubler ».
Si Pascal Yao a choisi de vite aborder la rentrée scolaire, ceci n’est pas le cas chez son voisin immédiat, Abdoulaye Koné. Lui, préfère attendre le prêt scolaire que son employeur doit lui accorder.
« Mon salaire ne suffit pas pour nourrir ma famille et faire les dépenses liées à la rentrée scolaire », souligne-t-il.
Ouvrier dans une entreprise, Ousmane Sissoko, père de quatre enfants dont trois au secondaire et un au primaire, compte sur l’aide de son jeune frère qui est responsable marketing dans une compagnie de téléphonie mobile.
« Chaque année, c’est mon petit frère qui s’occupe de l’achat des fournitures scolaires des enfants et moi mon devoir est de les nourrir et les encadrer », note-t-il tout en précisant : « c’est lui qui en a décidé ainsi » .
Dans les librairies, ce n’est pour le moment pas la grande affluence.
« Pour l’instant, les parents d’élèves ne se bousculent pas ici. Je reçois en moyenne dix clients par jour. C’est à la mi-septembre que les choses vont véritablement commencer à bouger », indique Touré Ousmane, gérant d’une librairie.
Attendre… le bon livre
Certains parents préfèrent attendre la rentrée des classes pour, selon eux, ne pas se tromper de manuel scolaire. Pour André Kouassi, chaque année, il y a de nouveaux manuels scolaires qui paraissent. Il ne faut donc pas se précipiter au risque d’avoir à faire une double dépense.
Des parents assument entièrement leur responsabilités. Par contre, d’autres veulent que leurs progénitures apportent leurs contributions. Ils contraignent donc les enfants à mener des activités génératrices de revenus, communément appelés » jobs de vacances » ou « gombo ». Cela n’est pas sans conséquence pour certains élèves qui abordent la rentrée scolaire fatigué.
Ousseny Kindo
crédit photo saint pierre expresse.fr








