Routes et trottoirs en otage

marché troittoir

Plus qu’un phénomène, on pourrait parler de mode. Les voies publiques sont devenues des  espaces pour commerce. Dans toutes les communes et quartiers, il est difficile pour les piétons de se frayer un chemin sur une bonne partie de la voirie; c’est encore pire pour les automobilistes. Quand ces derniers arrivent à se déplacer, c’est la vie des piétons qui est menacée. Les fripiers, les gérants de cabine téléphonique, les commerçants et commerçantes de vivriers, les vendeurs ambulants… occupent anarchiquement les trottoirs et routes sous le regard indifférent des autorités municipales. Des pans entiers de la routes sont souvent interdits à la circulation des automobilistes. C’est le cas notamment à Yopougon ( Sicogi ), à Adjamé ( boulevard Nangui Abrogoua ), à Abobo …

De plus, ces nouveaux « sites de commerce » constituent des lieux à hauts risques du fait des voleurs et autres malfaiteurs qui en ont fait leurs bases de jour comme de nuit.

Pourtant sur ces marchés à ciel ouvert, les taxes municipales se délivrent quotidiennement et se paient normalement. C’est un véritable fond de commerce pour les mairies.

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