Déjà 20 heures. Certaines personnes devant leurs maisons, finalisent leurs programmes. D’autres pressées reviennent du pressing. Objectif se faire une belle allure pour accueillir 2012. L’ atmosphère est encore calme au Plateau Dokui (quartier à cheval entre le quartier le plus populaire de ville d’Abidjan, Abobo et le quartier résidentiel de Cocody).
« Il faut qu’on dise merci au Seigneur pour tout ce qu’on a vécu cette année. Des balles, des obus même sont tombés près de nous et nous n’en sommes pas morts. On doit le reconnaitre en allant à l’église », confie Ange Loua, habitante du quartier pour qui la meilleure manière d’entrer dans la nouvelle année est de se rendre à l’église.
Certains jeunes par contre pensent pouvoir faire la fête dans certains endroits les plus chauds de la ville. Marc Gneto, un des jeunes de la cité Sopim du plateau Dokoui pense se rendre au « maquis 225 » où il pourra « siffler les bières » pendant que ses sœurs se rendront au Plateau pour assister au spectacle de la ville lumière.
A côté de ces jeunes qui veulent sortir, une famille décide de faire les fêtes en famille. Comme une tradition, la famille Loua célèbre la saint sylvestre sur place en y invitant parents et connaissances.
« Pour nous rester en famille est plus sécurisant mais c’est aussi une manière de voir naître 2012 en présence de toute la famille. La particularité c’est que cette année nous avons tué un mouton pour montrer combien de fois nous sommes contents d’être en vie », assure monsieur Loua, le chef de famille.
Minuit, les cris s’élèvent de partout laissant entendre « bonne et heureuse année 2012 ». Les rues se bondent de personnes. Ceux qui étaient à l’église regagnent leurs maisons pour certains et les autres n’hésitent pas à aller s’amuser.
Diomandé Sahi








