19/08/2013 / La Redaction

Les trois(3) coffres disposés  devant le forum du marché sur le boulevard Nangui Abrogoua  pour recueillir les ordures  sont pleins à craquer. Les déchets provenant du marché et des habitations sont déversés à même le sol et sur la voie publique. Sous l’effet de la pluie et du soleil, ces ordures dégagent une odeur nauséabonde voire insupportable, toute chose qui ne manque pas d’indisposer  les usagers de cette voie.

Tous ceux qui ont le malheur de passer  par cet endroit  aussi bien les commerçant(e)s, les automobilistes que  les piétons sont obligés de se boucher les narines ou suspendre momentanément leurs respirations  le temps de dépasser ce dépotoir. Nous assistons donc à un véritable calvaire que vit la population à cet endroit.

Au bas de ces coffres, on découvre plusieurs asticots qui pataugent dans le liquide provenant des restes alimentaires, une veritable scène à vous faire frémir. Les mouches, n’en parlons pas, dans un ballet incessant vous démontrent qu’elles sont les seules maîtresses de cet endroit.

Alassane, un jeune homme de la trentaine, agent de ramassage apparemment épuisé et découragé avec une pelle à la main tente vainement de ramasser ces détritus. Selon lui, plusieurs raisons expliquent ce désastre. Ce dépotoir est le fait de l’indiscipline de certains commerçants qui au lieu de mettre les déchets dans  les coffres  préfèrent plutôt les jeter à terre.

Le nombre insuffisant de huches expliquerait-il ce phénomène ? Il souligne également que les riverains de cette commune se cachent tard dans la nuit  pour venir déverser leurs ordures ménagères sur la voie principale, rendant ainsi difficile la circulation.

Ensuite les véhicules stationnés le long du boulevard empêchent dans la journée les camions de ramassage d’accéder aux lieux, ce n’est qu’a partir de 19H que ces engins parviennent à enlever ces immondices. Le hic, c’est qu’ils ont reçu l’ordre de leurs supérieurs de mettre les ordures à même le sol si les trois coffres dont ils disposent sont pleins.

Sonogo .L ., l’un des responsables évoque plutôt des problèmes financiers pour  justifier cette saleté. « On travaille chaque jour pour rendre la commune propre, le vrai problème qui fait que les ordures trainent, c’est qu’on ne nous paye pas, ça nous décourage. Si on nous paye, on va bien travailler », affirme ce dernier.

Jonas Ehouman