A sa création en 1969, le Collège d’Enseignement Général (CEG) a eu pour premier Directeur M.GOULIHA François. L’établissement demeure sous ce statut jusqu’en 1988. A sa tête, M. DIABATE Mansa qui a le privilège d’assister, en 1989, à la mutation du CEG en un lycée moderne bâti sur 9 ha.
Ce sont au total 10 premiers responsables qui se sont succédés à la tête de cette école dont 3 Directeurs de 1969 à 1988 et 7 Proviseurs de 1989 à 2011. L’actuelle Proviseure en poste depuis septembre 2010 est Mme KEITA Sarangbê appellée affectueusement « Maman ».
Si certains établissements tels que les collèges KIYALI et Charles LWANGA sont clairement identifiables à FERKE, il n’en est pas de même pour le Lycée Moderne. Pour cause, l’enseigne au-dessus du portail n’existe plus, parce qu’emportée par le vent depuis belle lurette.
Seule la présence des élèves dans la cours de l’école montre que l’on est face à un établissement secondaire.
« Nous visons l’excellence et pour cela il nous faut d’abord et avant tout la sécurité. Cette clôture doit être refaite pour éviter ces mouvements incessants de civils et autres motocyclistes dans l’enceinte de l’établissement, ce désordre doit prendre fin».
A peine sommes-nous sortis du bureau du Proviseur qu’un motocycliste traverse la cours en trombe.
Situé en bordure de la voie principale dans le quartier Résidentiel 500 mètres après l’entrée dans la ville en venant de TAFIRE, le Lycée Moderne présente un bien triste visage .
L’effectif des élèves est de 3598 pour 48 classes pédagogiques. Ce qui donne en moyenne 74 élèves par classe.
« Même en classe de Terminale, on a 70 élèves, c’est assez pour une classe d’examen comme le BAC. Les classes pédagogiques dépassent largement les classes virtuelles. A telle enseigne que les laboratoires ont été transformés en salle de cours. Nos élèves ne font plus de manipulations », déplore M. DOUYERI, professeurs de Lettres Modernes et fils de FERKE.
« Les classes sont surchargées. Pis nous manquons de bibliothèque et d’un préau où nous reposer aux heures libres. Que de nouvelles salles soient construites avec des laboratoires bien équipés sans oublier une salle informatique », plaident SOS Touré et Bamba, des élèves de Terminale D.
Toute cette population scolaire est encadrée par 38 enseignants titulaires et 28 bénévoles (sur 86 nécessaires). Quant au personnel administratif, outre le Proviseur, on dénombre 1 censeur (sur 4 prévus) : M. YEO Aussoumane, seul adjoint au Proviseur. 1 Inspecteur d’Orientation, 6 Educateurs (sur 15) et 2 secrétaires journalières (sur 5).
«Nous demandons un peu d’indulgence de la part du personnel car nous sommes débordées, nous sommes donc obligées de travailler souvent par priorité. Aussi souhaiterions-nous l’amélioration de nos conditions salariales et l’intégration à la fonction publique à l’instar des enseignants bénévoles car voici 10 ans que nous exerçons ici », souligne Mme KIDOU, une des secrétaires.
Les Educateurs ne sont pas en reste vu le nombre élevé des élèves. Le ratio est de 600 élèves pour 1 Educateur (250 pour 1 dans les normes).
« Nos efforts sont vains. Au bureau, nous faisons tout manuellement, aucun ordinateur. D’autres collaborateurs doivent nous être affectés car la tâche dépasse les normes », dira en substance M.KAPEU, éducateur.
Au titre des activités extra-scolaires, nous avons l’existence de deux clubs (Droits de l’Homme et Hygiène-Santé) dirigés par le service Education. Un club informatique est en projet mais par manque de salle informatique, il n’a pu démarrer.
Les aires de sport sont dans un état de dégradation avancée. L’érosion a eu raison du gazon sur le terrain de football et le ciment de celui de handball n’est plus que du grava où moutons et cabris se reposent tranquillement non sans manquer d’y déféquer. Le terrain de football s’est même transformé en une « place des sacrifices » en plein milieu du stade.
Abraham LABORIEL















