Mars 1988 au Maroc. La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) bat son plein depuis le 13 au pays d’Hassan II. La Côte d’Ivoire, qui est à sa 7è participation, est logée dans le groupe A aux côtés du pays- hôte, le Maroc, de l’Algérie et du Zaïre.
Après 3 matchs nuls – 2 fois 1-1 puis 0-0 face respectivement à l’Algérie, au Zaïre et au Maroc – les éléphants se retrouvent à « étrange égalité parfaite » avec les fennecs algériens. Même nombre de points, goal différentiel identique et nombre de buts marqués et encaissés équivalant. Les marocains, quant à eux, réussissent grâce à une victoire sur le Zaïre à se hisser à la 1ère place avec 4 points. C’est donc le sort qui décidera de l’occupant de la 2nde place ; et ce sort, malheureusement, ne sera pas ivoirien. Les pachydermes venus des bords de la lagune Ebrié doivent se retirer.
L’on imagine aisément la grande tristesse mêlée de douleur des représentants ivoiriens ; d’autant plus qu’un certain Abdoulaye Traoré devrait figurer à la fin du tournoi parmi les trois meilleurs buteurs. D’ailleurs, cet épisode restera gravé dans la mémoire de celui qui 4 ans plus tard offrira l’unique CAN aux ivoiriens, le sélectionneur Yéo Martial. « J’ai pleuré » avouera-t-il 20 ans plus tard (Top visages N°765 DU JEUDI 11 SEPTEMBRE AU MERCREDI 17 SEPTEMBRE 2008). Une chose est sûre : l’histoire à des paramètres près s’est répétée en 2010.
Donatien Kangah







