TABASKI 2010 à Abengourou: autorités et communauté musulmane prient ensemble

l'imam de la grande mosquée d'Abengourou

Le 10 du mois de dhou al-hijja en 1431 de l’hégire, le mardi 16 novembre 2010. C’est le dernier mois du calendrier musulman.  À la place de la solidarité d’Abengourou, de nombreux musulmans se sont rassemblés autour de leur guide, EL Hadj Amadou Ouattara, l’imam de la grande Mosquée pour la grande prière de la plus importante fête islamique.

Rappelant aux fidèles l’origine de la fête, l’Imam adjoint s’est exprimé en ses termes : « Nous  commémorons l’asservissement d’Ibrahim (Abraham) à Dieu qui lui a ordonné de sacrifier son fils Ismaël. N’hésitant pas à sacrifier son fils Ismaël pour montrer sa soumission à Allah, Ibrahim est pour les musulmans le modèle du croyant. Et Allah, bienveillant lui envoya un bélier en lieu et place d’Ismaël »

Sous le soleil ardent, la faim au ventre, les musulmans attendent le guide. Dans les rangs, un fidèle entre deux bâillements soutien : « C’est l’épreuve de la foi et de la soumission entière à Allah ainsi qu’à son Prophète Mohamad (Paix et salut d’Allah sur lui) ».

Sous une tente dressée non loin du lieu de prière, les autorités administratives, politiques et coutumières de la ville assistent à l’office religieux. Nicolas Kouassi Akon Yao, le maire de la ville et Directeur départemental de campagne (DDC) du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), l’ambassadeur Boa Thiémélé Amoakon Edjempan, président du conseil général, le ministre Assoa Adou, DDC de La Majorité Présidentielle (LMP) à Abengourou, le préfet de région, ANON LEOPOLD FLORENT … ils sont venus apporter leur soutien aux frères musulmans.

le préfet de région, le président du conseil général et le maire d'Abengourou

Après la prière, seule une poignée de fidèles ainsi que les plus proches collaborateurs de l’Imam sont restés pour écouter le message des autorités. « C’est regrettable que les fidèles ne restent pas cinq minutes pour recevoir les autorités. Nous les exhortons à rester, mais c’est peine perdu » déplore un proche de l’Imam.

L’avis n’est pas partagé par certains fidèles qui soutiennent que le message le plus important est celui de l’Imam. De plus, ils estiment que les nombreuses taches qui les attendent telles que l’immolation du bélier, les visites de proches, ne leur permettent pas de rester une minutes de plus après la prière.

Peu importe, les autorités sont là, l’imam et sa suite aussi. Les invités du jour dans un élan de fraternité, de solidarité et comme le veut la tradition sont venus les mains chargées. L’imam et sa communauté religieuse ont reçu des dons. Tous ensembles, Ils ont faits des  « douhaou » (des bénédictions) pour un environnement électoral apaisé dans l’Indénié.

ministre ASSOA ADOU au micro de Ismaél Kone de la radio local

Aux fidèles ils ont recommandés de privilégier l’intérêt supérieur du pays au second tour du scrutin présidentiel. « Abengourou doit rester la cité de la paix, l’exemple de l’unité des ivoiriens » ont-ils insisté.

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