Probo koala, foker 100, MI 24, wourou fato… Autant de noms qui désignent les gbakas d’Abidjan (minicar de transport en commun). Si certains de ces véhicules ont fière allure et sont bien entretenus, d’autres par contre sont de véritables épaves sur quatre roues.
Liberté-Adjamé, lavage-Yopougon ou marché-Anono. Nous avons fait le tour des gares routières et emprunté ces engins qui font partie de la vie quotidienne des Abidjanais. «Les gbaka sont très fréquents dans mon garage. Ces véhicules ont souvent des problèmes mécaniques sérieux dus à la manière de conduire des chauffeurs qui entraine ces vieux engins dans toutes les crevasses sur leur chemin. Il y a aussi les accidents qui sont quasi quotidien», souligne Abasse, chef de garage à Abobo. En effet, à voir les gbakas stationnés chez lui on se pose beaucoup de questions sur leur ‘‘état de santé’’. Les voitures sont rapiécées de toute part ! Ici les phares tiennent grâce à un fil de fer qui a servi à les raccrocher à la carrosserie. Assis dans le véhicule, on aperçoit le bitume sous ses pieds tellement le châssis est fissuré. Le tableau de bord n’existe que de nom car aucun voyant ne fonctionne vraiment. L’extérieur des véhicules n’offre pas un spectacle reluisant. Un coup d’oeil sur le moteur permet de se rendre à l’évidence que les jours du moteur sont comptés. Des marques de bricolages sont encore bien visibles. «Sans vous faire peur je vous dirais que 80% des réparations sont plus du colmatage que des rechanges. Les propriétaires de ces véhiculent prétextent chaque fois qu’ils n’ont jamais d’argent : ce volet n’incombe en rien aux chauffeurs», confesse Abasse.
Intérieur et extérieur rapiécés
Les chauffeurs quant à eux font ce qu’ils peuvent avec leurs engins et ne leur parlez pas de l’état de la voiture. Ils en font mêmes un peu trop souvent. «Mais mon frère est ce que la voiture ne roule pas ?», demande Drissa chauffeur, d’un Gbaka. Pour lui bon ou mauvais état, l’engin doit rouler et rapporter des sous. Certains chauffeurs sont réputés pour être de véritables voyous du volant sur certaines lignes de transport. Ils font souvent exprès avec leur vieux tacot pour briser les rétroviseurs et les phares de leurs amis. Ces cas sont tellement fréquents que cela ne dit plus rien, au contraire on fixe un prix pour ‘‘l’arrangement’’. 500 ou 1000 FCfa pour les phares brisés et 1500 au plus pour les rétroviseurs. Le mauvais état de ces véhicules conduit à de nombreux drames et beaucoup à l’image de Diby Athanase se posent des questions. « Ces véhicules passent la visite sans problème puisse qu’ils roulent. On se demande bien si nos autorités ont envie de nous débarrasser de ces cercueils roulants.C’est vrai que nous sommes dans le besoin et que les gbakas nous rendent service mais il faut revoir leur état de fonctionnement
Suy Kahofi









C’est vrai et d’autant grave que c’est un peu partout la même chose.
je te ferai parvenir des photos de nos engins de bouaké…c’est la mort qui vit avec nous au quotidien