
L'une des plus vielles compagnies de Korhogho aujourd'hui en proie à de multiples pannes qui causent beaucoup de désagréments aux voyageurs
Le constat est net. Les véhicules de transport sont en mauvais état dans le nord du pays. Des taxis communaux aux cars en passant par les mimi-cars ou « gbaka », c’est le même regard.
Ici les voitures ne tiennent la route que de par le moteur. Tant que celui-ci tourne, on peut se débrouiller avec le reste. Peu importe que la carrosserie soit vieillissante, les pneus usés. Quant aux freins, ils ne tardent pas à vous lâcher au moment où vous en avez le plus besoin.
Pour démarrer, il faut pousser, pousser et encore pousser. Pendant que pour certains véhicules, la batterie ne dispose plus d’énergie nécessaire, d’autres sont dépourvus de clé contact de sorte que le conducteur est obligé de mettre le moteur en marche en provoquant un choc avec des fils dénudés.
A l’arrêt, un gros morceau de bois sert de cale :
« kalé blâ kê (en bambara, mets la cale) », entend on dire souvent de la part du conducteur à son apprenti.
Ce manque d’entretien des engins n’est pas sans conséquences : des pannes à répétition qui vous mettent en retard ou provoquent très souvent de graves accidents. Lorsqu’on sait qu’il n’y a ni gendarmerie, ni police et que ces véhicules ne sont pas assurés, c’est avec le cœur serré qu’on y monte, non sans prier le Tout puissant pour qu’Il vous garde jusqu’à destination.
Quelques images pour vous en faire une idée!


















