Dimanche 04 juillet 2010. Riviera Palmeraie. La rue ministre. Le théâtre des récentes inondations est devenu celui de grands travaux et du nettoyage des caniveaux de la rue. Le but : faciliter la circulation de l’eau dans les dits caniveaux. Les travaux se sont déroulés sous la supervision du préfet de la ville d’Abidjan. «Nous avons reçu le préfet qui nous a expliqué qu’il fallait ouvrir les caniveaux pour permettre à l’eau de mieux circuler. Vu que c’est nécessaire, nous avons obtempéré sans opposition» confie un témoin.
Des travaux qui ne sont pas au goût de tout le monde…
Les petits commerçants qui ont vu leurs étalages saccagés se disent mécontents. «Ils auraient pu nous demander de remballer nos affaires. Ils auraient pu nous envoyer un préavis. Mais ils ont tout saccagé, plus rien n’est récupérable» se plaint un riverain au vu des débris laissé par une machine de type Caterpillar. Certaines personnes, après le désastre, tentent de trouver des choses récupérables. Des bouts de bois notamment. «Au moins ils pourront essayer de les revendre» lance l’air amusés certains témoins. Plus loin, le témoignage n’est pas très différent : «pendant que nous discutions avec le préfet, le Caterpillar a détruit le fer forgé qui délimitait mon espace» témoigne une propriétaire d’immeuble.
… et qui compliquent l’évacuation
Un cocotier déraciné. C’est ce que peuvent voir les passants dans les caniveaux. Et ce n’est pas le seul. A quelques pas, la machine a laissé d’énormes tas de terre dans les conduits. « C’est paradoxal !» s’exclame un autre témoin. Sous l’œil attentif de ces derniers, les ouvriers continuent leur travail. Faisant fi des plaintes des riverains. Pour ce qu’il en est de la suite des travaux, aucune information. Les responsables se sont refusés à toutes questions.










Curieux paradoxe en effet que celui de vouloir dégager les caniveaux en cassant des construction anarchique et en faisant en même temps tomber de la terre, du béton, des troncs d’arbres dans les caniveaux! Ou alros serait-ce oeil pour oeil et dent pour dents? A construction anarchiques, destructions anarchiques?
Mais encore, soit on casse tout, soit on ne casse rien! Selond es critères de sélection connus d’eux seuls, les bulldozers travaillent!!
Certaines sont prises pour cible, d’autres , ayant les mêmes caractéristiques sont tout bonnement ignorées parce que les propriétaires auraient soudoyés l’équipe chargée de la destruction!!! Voici un nouveau fond de commerce sur notre dos à nous qui avons souffert de ces inondations!!!
C’est honteux! C’est triste! C’est dégoûtant! Et c’est ça notre Côte d’Ivoire!!!