La deuxième ville du pays vient de connaître l’une des journées les plus tumultueuses en prélude à la marche éclatée annoncée par le RHDP.
Ce sont des symboles de l’Etat qui ont été la cible des manifestants ; notamment la préfecture qui elle a été littéralement pillée avec incendie dans la cour.
La mi-journée du samedi 20 février 2010 n’a pas été de tout repos pour Bouaké.
En effet tôt ce matin, les différentes artères de la ville ont été barricadées par des manifestants du RHDP empêchant ainsi les véhicules et engins à deux roues de circuler.
Par mesure de précaution, tous les grands centres commerciaux ont vu fermés leurs magasins. Comme un sillon, les marcheurs ont occupé la grande voie longeant le quartier de Dar Es Salam jusqu’au rond point pour converger vers le centre commercial et ces environs (CIE, palais de justice etc.)
Ensuite mouvement vers la préfecture où les locaux ont été pris à partie par les manifestants qui criaient à tue tête « Gbagbo démissionne, Gbagbo dictateur, on veut la paix ! ».
Les employés et le secrétaire général de la préfecture monsieur Vassiriki Traoré ont dû leur salut en se réfugiant dans les locaux du secrétariat général des Forces Nouvelles (FN).
Libres de tout mouvement, des manifestants se sont ainsi livrés à des actes de pillages, mettant ainsi à sac tout le matériel, les dossiers et même les latrines etc.
Un incendie vint corroborer le tout .Le secrétariat général qui a failli être l’objet des marcheurs a été sauvé grâce aux éléments postés qui d’un sang froid, ont ramené le calme parmi les manifestants gonflés à bloc et exprimant leur colère devant leurs interlocuteurs : « Nous ne voulons pas de Gbagbo, un président dictateur, qui construit et détruit après car comment comprendre que, étant presque sortis de nos souffrances, il remette tout en cause ? », Affirmait l’un des manifestants. « Que le Premier Ministre prenne ses responsabilités en préservant les acquis de l’APO (accord politique de Ouaga) .Nous le soutenons ! S’il le faut, qu’il assure une transition sans Gbagbo car ce dernier est aussi candidat comme les autres ! Pour la paix, on ne veut pas de Gbagbo ! », Renchérit un manifestant.
Ainsi, les manifestants ont décidé de se faire entendre auprès du secrétariat général des FN en scandant des propos hostiles au président Gbagbo.
Rappelons que le premier Ministre par ailleurs secrétaire général des FN qui a obtenu 48 heures depuis jeudi dernier pour installer un nouveau gouvernement vient d’avoir un autre délais: lundi 22 février prochain.
Judy-Kaël Dahé
sources: koaci
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