Une journée pour magnifier les secrétaires


Elles aspirent à une meilleure revalorisation de leur métier

Ce mercredi 14 avril, le monde entier célèbre la journée mondiale des Secrétaires, ces hommes et ces femmes qui sont le premier reflet des entreprises. Mme Kouassi est secrétaire d’une agence de micro crédit et c’est avec elle et ses collègues que nous avons passé cette journée.

Si notre hôte à la chance en ce jour d’arriver au travail en voiture (parce qu’accompagnée par son époux), il n’en n’est pas de même pour ses collègues. Le bureau se rempli peu à peu au fil des heures. Fidèles à leurs habitudes, elles commencent la revue de presse. Sujets du jour : la grève dans les transports, la cherté de la vie et pour finir la journée internationale des secrétaires.

Concernant ce dernier point, dame Bamba (ses 28 ans de carrière) ne cache pas son désarroi.

« De quelle fête parle t-on ? Un métier ingrat où nous sommes victimes de tous les préjugés. Combien de fois les épouses de nos patrons ne nous ont pas humilié ? Des stages en à point finir avec un salaire de misère et souvent même des arriérés de salaires dont nous faisons grâce aux entreprises avant de les quitter».

Même si Mme Kouassi n’a pas autant d’années de service elle peut aussi témoigner de cette vie derrière le premier bureau de l’entreprise.

«Du matin au soir vous gérés les humeurs de tout le monde. Certains viennent déjà avec une ferme intention d’en découdre avec vous. Le moindre propos de votre part met le feu aux poudres ».

Elles ne cachent pas non plus les mauvais comportements de certaines consœurs. La mauvaise humeur quotidienne, cette manie de croire que toutes les femmes qui passent au bureau sont les maîtresses du patron et surtout l’arrogance. On parle également du harcèlement sexuel qui est la plaie de cette profession aussi bien chez les femmes que chez les hommes.

Le patron est là chacun à son poste : dès qu’il entre le bonjour en cœur semble l’inviter à ne pas oublier l’évènement. « Oui je sais bonne fête mesdames, moi au moins je sais ! » conclu t-il en riant. Les mamans auront droit à des bons d’achat dans un supermarché. « C’est toujours bien qu’on se souviennent de nous », souligne Prisca Akmel une stagiaire de l’entreprise. Lorsque nous tendons notre micro au patron pour qu’il nous parle de ces femmes sa première réponse nous frappe : « elles nous connaissent mieux que nos propres épouses ».

En effet la proximité crée des liens entre patrons et secrétaires qui ne sont pas souvent bien perçus. Pour ce qui est de leurs vœux en cette journée, elles aspirent à une meilleure valorisation de leur emploi, un meilleur salaire, un peu plus de respect et surtout un profil de carrière bien établit par les autorités.

Suy Kahofi

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