Yamoussoukro pleure sa voirie

une voie quasiment impraticable à Yamoussoukro

Herbes ou ordures occupant les rues par-ci, nids-de poule par-là, le constat est tout aussi triste qu’alarmant : la voirie à Yamoussoukro est dans un piteux état.

Yamoussoukro (Capitale politique de la Côte d’Ivoire) était fière de sa voirie. Les boulevards et les grandes rues bien revêtues de macadam en ajoutaient à sa beauté. Ces derniers offraient d’ailleurs une sécurité et un confort de conduite automobile.

Mais aujourd’hui, ces routes sont  quasiment méconnaissables. En provenance de Toumodi, dès le corridor, des bandes noires difformes venues en renfort de l’autoroute quelque peu dégradée annoncent les couleurs. Excepté la grande voie traversant la ville, les autres rues sont presque impraticables. Les herbes ou les ordures  occupent sans partage la route à certains endroits, bloquant du coup la circulation.

A certains autres, les eaux usées et de ruissellement contribuent fortement à la dégradation des routes. On assiste à la naissance et à la prolifération des nids- de poule. Ces derniers, dans  leur évolution laissent apparaître de gros trous. Le bitume disparaît peu à peu. C’est le cas notamment aux 220 logements (sur le tronçon de route reliant la pharmacie des 220 logements à la cité blanche), à Dioulabougou (un vaste quartier de la commune)… La circulation se trouve fortement perturbée.

Les automobilistes se lancent dans une véritable série de dribbles de ces nids- de poule pour se frayer un chemin. C’est ainsi que certains quartiers se voient privés d’accès. La population qui vit difficilement cette situation ne manque pas de d’exprimer son indignation : « Yamoussoukro n’a plus de route ! », « On ne peut plus se déplacer à Yamoussoukro ; comment en est-on arrivé là? ».

Pour eux, l’espoir pourrait venir avec le transfert de la Capitale  à Yamoussoukro.

Evrard Aka

Share