Les élèves de la classe de CM2 (Cours Moyen 2ème Année) de l’Ecole Primaire Publique Sicogi Antenne 1-2-3 sont au nombre de 90 au titre de l’année scolaire 2010-2011.
Plusieurs sont assis à 3 sur un banc, bien serrés. Il y a constamment du bruit, les expressions du genre
« Tu me coinces, pousse là-bas je vais m’assoir, il faut bien t’assoir kêh, Monsieur celui-là me triche…»,
sont courantes.
On bavarde, on se taquine et quand il fait chaud, l’atmosphère devient suffocante. Peut-on travailler convenablement dans de telles conditions ? M Gnahoré, responsable de la classe et Directeur de cette école répond :
« C’est pénible de travailler avec un tel effectif, on ne peut suivre chaque élève convenablement et ce sont les faibles qui en souffrent ».
Mais comment en est-on arrivé là et que peut-on faire?
«Le faible taux de réussite de l’année dernière a engendré un grand nombre de redoublants. A ceux-là, ce sont ajoutés les 50 élèves venus du CM1. Nous nous sommes ainsi retrouvés avec plus de 100 élèves et il a fallu convaincre certains parents pour leur dire que tel ou tel enfant pouvait tenir en 6ième pour qu’ils aillent les inscrire dans des écoles privées. Pour cette année scolaire, on n’y peut rien, seulement à l’avenir il faudra construire de nouvelles écoles pour désengorger celles qui sont là mais surtout être rigoureux sur les effectifs ».
Voici dans quelles conditions travaillent nos enfants depuis le primaire jusqu’au collège. Un appel est donc lancé aux pouvoirs publics pour des solutions concrètes !
Abraham Laboriel
* Publié la première fois le : 27 février 2011 à 2 h 10 min









que Dieu nous aident à ouvrir les yeux sur les vrai problèmes de notre cher pays.