Yopougon:Et Dieu sauva la famille Koffi !

les degâts causé par l’obus

Présenter comme le quartier le plus sécurisé de la ville d’Abidjan depuis le déclenchement de la crise qui secoue le pays, Yopougon, la belle cité de la joie a vécu ces derniers jours une période très difficile.

Bombardements par hélicoptère, tirs à l’arme lourde de mortiers et d’obus provenant des chars de combat, utilisation de lance-roquette. Tel était le décor planté .

Ces violents affrontements ont énormément causé de nombreux dégâts. Les conséquences sur la population et les pauvres civils sont légions. Pertes en vies humaines, traumatismes et troubles psychologiques de plusieurs personnes, destruction de biens matériels et tout cela couronné par de nombreux pillages.

Comment en sommes nous arrivés là ? Pas besoin de perdre le temps sur ce qui est déjà passé puisque maintenant, l’heure est à la réconciliation et la reconstruction du pays.

Cependant, il est important de souligner que  cette réconciliation tant souhaitée sera l’affaire de tous ceux qui ont échappé à la terreur des balles assassines  ou qui miraculeusement ont eu la vie sauve suite. En un mot tous, ceux qui ne sont pas morts et qui ont encore le souffle de vie en eux.

le reste de l’obus

Il y a lieu de rendre gloire au « Dieu Protecteur » qui a sauvé la vie de Monsieur Koffi et de sa famille. Témoignage :

« Il est 15 heures. Après deux jours émaillés de tirs à l’arme lourde, il était important de sortir un tout petit peu de notre « bunker familial » pour dissiper  le stress que nous subissions depuis environ 04 heure du matin ce samedi 09 avril.

Ayant eu juste le temps de franchir le portail de la maison pour me rendre compte de l’ambiance qui prévaut au  quartier, je suis surpris par une détonation  à me couper le souffle.Le temps de retrouver une cachette pour tenter de me protéger contre une éventuelle balle perdue qu’un second tir assourdissant se fait entendre.

Un troisième puis un quatrième tir quelques secondes plus tard ont suffit pour que je me retrouve couché à même le sol, sous la table à manger dans une maison d’un habitant de notre cité.

Revenus sur mes pas à la maison après avoir entendu sur le chemin du retour qu’un obus dans sa chute à atterrir sur notre maison, grande est ma stupéfaction de constater avec un regard médusé les dégâts causés par l’éclatement de l’impact sans que quelqu’un ne soit touché à la maison (ma femme, mes enfants, ma mère et moi). »

le toit de la maison detruit

Toiture de la maison en béton emportée, bidet de WC, lavabo et les vitres ont volés en éclat. Habits et vêtements perforés par les impacts de l’obus, appareils électroménagers détruits. Tout a été  quasiment détruit.

«  « Bon sang! Même l’avocatier planté dans votre cour a été touché. Regardez comment les branches garnies d’avocats trainent par terre », s’étonne l’un de nos voisins venu nous apporter son secours.

« Vous avez une longue vie! Bénissez Dieu pour cela. Votre voisin d’en face vient de perdre sa sœur et ses deux enfants venus d’Abobo pour se refugier chez lui « , lance Firmin Ndrin, un habitant du quartier venu lui aussi constater les dégâts.

« Elle est arrivé à 12 heures chez son frère. A peine voulait-elle se reposer qu’elle est morte déchiqueter par l’obus », s’indigne-il devant l’ampleur du désastre.

Que dire de cette grâce d’avoir la vie sauve quand on sait que les trois autres obus tombés dans les différentes cours respectives de la cité CIE du quartier millionnaire ont causé la mort de plusieurs personnes. Seul le domicile du vieux Ezoua ou se réfugiait Koffi et sa petite famille  fut  épargnée en  perte de vie humaine.

les vêtements perforés par les impacts de l’obus

« Je crois  fermement que Dieu dans son omniscience a pris le soin de nous mettre l’endroit où il fallait pour éviter que  soyons atteint», se réjouit Michelle, l’épouse de monsieur Koffi.

« Qu’il soit loué pour cette protection divine qu’ils nous a accordez », exulte-elle.

Jacques Kouao

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