Ce pont que vous voyez relie les quartiers Cidéci Lem à Mamie Faitai dans la commune de Yopougon. Il mesure environ 20 m de long et surplombe un ravin de 15 m de profondeur. Il est fait de planches (1m de long et 30 cm de large) placées les unes à la suite des autres, soutenues par deux barres de fer posées sur la terre ferme à leurs bouts. Des barrières dites de « sécurité » sont visibles sur les deux bords des planches.
Interdiction formelle est faite à ceux qui ont la phobie des hauteurs d’y passer ! Car à la traversée, il suffit de jeter un coup d’œil en dessous pour qu’un frisson vous traverse depuis la tête jusqu’aux plantes des pieds. Ce d’autant que le pont balance quand vous vous retrouvez au bon milieu de celui-ci.
A cet effet psychologique, il faut ajouter les fréquents éboulements causés par les eaux usées et celles des grandes saisons pluvieuses.
Ce pont a le mérite au moins de comporter deux barres de fer, ce qui le rend quelque peu solide. Dans la même commune, vous trouverez des ponts faits de bois en état de dégradation avancé !
Dénominateur commun à ces ponts : ils sont tous à péage. 25 F CFA le passage par personne ! Ces fonds sont recueillis par des jeunes qui montent la garde à tour de rôle.
Les autorités municipales ont-elle conscience des dangers qui guettent les populations qui sont obligées de traverser ces ponts?
Abraham Laboriel








