Une voiture arrive à vive allure, freinage brusque qui attire de nombreux regards. « Il l’a échappé belle » affirme un passant. Une tragédie vient d’être évitée de justesse. Le bitume dégradé de la voirie n’est pas une chose nouvelle, mais des puits en pleine chaussée, cela suscite des réflexions. A proximité de l’église Sainte Rita, à Yopougon-Niangon (Abidjan), « un puits » existe bel et bien au milieu de la chaussée.
Voici plusieurs semaines que le couvercle d’une bouche d’égout a disparu, laissant un énorme trou sur au milieu de la voie. Ce trou béant représente un véritable danger pour les populations et les automobilistes. Pis, aucun panneau de signalisation ne permet d’informer les usagers du danger. Un vieux pneu placé comme signalisation de danger a rapidement disparu, sûrement emporté par des badauds, laissant à nouveau le trou à ciel ouvert.
Ce trou est chaque jour enjambé par de nombreuses personnes, dont des enfants. Mais personne ne semble vraiment s’intéresser à ce problème. Un habitant du quartier qui à l’habitude de prendre cette route affirme : « un enfant peut se prendre les pieds dans ce trou et se fracasser la jambe ». Sur cette même voie, se trouvent également de nombreuses autres bouches d’égout. Heureusement celles-ci sont encore intactes, mais pour combien de temps encore ?
« Nous sommes en train de franchir un grand palier dans l’entretien de nos routes. Des nids de poules en passant par les nids d’autruches, nous voici à présents aux puits sur les chaussées » : ironise Vahoua, un autre habitant du quartier. Selon Jean-Christophe : « Les auto-écoles doivent maintenant prévoir à leur programme, des cours d’apprentissage du zigzag. Les automobilistes en ont franchement besoin, pour mieux s’en sortir sur ce que nous appelons fièrement nos routes ».
Jacques KIRIOUA









