26/11/2011 / Donatien Kangah

Une vue des belles de nuit à yopougon "Bel Air"

Samedi 29 octobre 2011. Il est 19 heures 30 minutes. La fine pluie qui s’abat sur la commune et principalement sur l’esplanade de la pharmacie Bel Air de Yopougon, amène les uns et les autres à accélérer le pas.

Qui pour un abri de fortune pour se protéger de la pluie, qui pour un véhicule de transport en commun (wôrô-wôrô,gbakas,taxis-compteurs) pour la maison.

Cette animation, somme toute particulière, ne semble pas concerner un  groupe de personne apparemment occupées à d’autres choses.

Vêtues au trois quart, de jeunes filles aux jambes galbées et aux croupes impressionnantes, déambulent ici et là, dans la pénombre. Renseignement pris, il s’agirait des belles de nuits de la rue princesse qui auraient délocalisé leurs activités à cet endroit précis.

“Depuis la démolition des principaux maquis de la rue princesse, ces filles se sont vues dans l’obligation de se retrouver ici, à Bel Air“, explique Decosther qui semble être un habitué du coin.

Il  y avait des filles connues sous l’appellation des filles de Bel Air. Mais à la faveur de la crise post-électorale, ces filles avaient cessé leurs activités. Quand elles ont repris, cela a coïncidé avec la démolition des maquis de la rue princesse. Ce qui a fait que les autres filles qui évoluaient ailleurs qu’ici, sont venues grossir le nombre de celles offraient leurs charmes contre les espèces sonnantes et trébuchantes”, poursuit-il dans ses explications.

Les prostituées de la Rue princesse ne sont pas parties. Elles sont pour la rue princesse ce qu’ est le nectar pour l’abeille. L’un ne peut vivre sans l’autre. Ainsi la  présence et les activités de ces filles de joie ont-elles attiré plus d’une personne dans ce lieu devenu célèbre pour ses soirées d’orgies. Une réputation certaine qui va même au-delà des frontières ivoiriennes.

FREDERIC GORE BI